Quelques poèmes écrits par Gilbert Corsia sur le thème de la femme. NELLY A LA FOLIE Qu’elles aient aimé intemporel désespérant leur désir Sans clé ni objet particulier cueillir montre argent frais Fleurs lueurs cheval avec agrément parfois baiseuses En titre ou biaisent à tempérament aimées faiseuses Dédiant plus valu leur étreinte à la faune la flore Elles cependant qui s’étaient rêvées si exceptionnelles Survies surent exquises se souvenant encore grises des couleurs Qu’elles rêvent révélée au réveil la douleur Un peu étonnées assurément ahuries un peu De s’être endormies au cœur d’une tapisserie de la Savonnerie Dès lors elles sauront qu’elles vont aimer sans sexe
MES SŒURS Vous mes sœurs qui toutes avez perdu la mémoire Du oui dire et qu’en dira-t-on des lieux communs Ni souvenance d’instruments à vif, du temps perdu aux tombes Cependant étiez ni sans désir la chair de vos visages Debout aux feux croisés de l’attente beauté seule Confondue de fruits de boue d’eau douce Beauté votre sagesse blessée Que vous envièrent celles qui se voulaient battues à tous vents Des passions celles-ci blanches avaient si longues cuisses Et toutes celles qui ont décidément oublié qui elles sont
A SIMONE COMPLAISANTES Que n’avaient-elles laissé le seul linceul l’écueil D’un remord de couleur un seuil fragile attente De vos seules caresses de drapeau flottantes assidues Éperdues dans nos pensées Même ne seraient-elles devenues des paresses de craie Mais étaient-elles assez futiles barrées visées Dès lors qu’on les eut délaissées délivrées du temps Par la seule paresse sculptée Dans l’ordinaire détresse autre liesse autre chant Qui les piquait à mon oreille de fer au couchant Leur dure caresse amplifiant l’identité amère Des vitrines de la mer
ABSTRACTION D’ELLES D’elles indivises se pourrait-on dire que cela étonne Dérivant de gammes monotones s’y raccordant s’ordonne Soit déroulement aisé de quelque décor l’éthique ardent Initial lien d’un corps à corps improvisé épique Que fut la secrète ronde score mais serez vous assez perverses Vous rattachant à de mêmes rêves poussière rose de love aimes Quand même nous regarderait-on comme un peu fauve Aimez l’élan craignant d’en surprendre l’aronde Formes ceci suave étant l’attrait page que sais-je ou toile De l’œil, un don quand la lumière touche trait saut précis A part de vastes arceaux degrés spécieux art sceau Si par ferveur l’aile attestant de la fervente voile Mais se pourrait-on dire que cela étonne
Ces dessins à l’encre de Chine, technique que Gilbert utilisera de ses débuts aux années 70, furent exposés à la galerie André, 3 rue des St. Pères à Paris, en 1948/49. Mme Germaine Ducret, une de ses clientes et curatrice de la galerie, écrivait dans une lettre, qu’elle se souvenait avoir vu Bernard Buffet les avoir longuement admirés. Certains furent retravaillés jusqu’aux années 1980 et même coloriés.
La lettre de Germaine Ducret en 1978 à propos de la parution des lithographies
Vincent, prénom que mon père m’a donné en pensant à Van Gogh
Marchand des quatre-saisons, de dos à Paris posant pour la presse
Léonie Sicsic (Corsia) avec son fils Roland et un cousin.
Je suis Vincent, un des quatre fils du peintre Gilbert Corsia. J’ai créé ce site pour lui rendre hommage ; puisque personne ne l’aura fait ; j’aurai tenté de parler de mon père et essayé de le mettre à la place qu’il devrait avoir parmi les grands peintres qui nous émerveillent maintenant par leur génie, certains quelquefois tardivement reconnus. J’espère que tous ceux qui l’ont connu ou ne le connaissent pas encore, aimeront découvrir ses œuvres (J’en découvre encore d’inédites de temps à autre…) et lire un peu de son histoire.
Etre fils d’artiste…
Pourtant, en y repensant, je n’ai jamais vraiment eu de dialogue avec mon père mais j’ai tant de regrets de ne pas en avoir eu (Ni avec ma mère non plus). Peut-être deux caractères trop semblables ; la discussion tournait souvent court, le fait que jeunes nous n’avions pas la parole et plus tard, peut-être l’un dominant l’autre par ses idées. Je me souviens, étant enfant, m’être fait rabrouer en essayant de rompre ma solitude de petit sauvage dans le désert de l’appartement de la rue Saint-Victor ; très vite, je me retrouvais bien souvent dans la rue, visitant les Arènes de Lutèce, le jardin des plantes, jardin du Luxembourg, où, avec un peu de chance je jouais avec une coque de bateau achetée au puce, et qui coula peu après au milieu du bassin. Je me souviens avoir essayé de la récupérer avec une ficelle et un aimant ; ce qui me valut les foudres du garde du jardin qui se resservait surement les nombreuses pièces de monnaies jetées dans le fond par des superstitieux.
Le Panthéon vu du jardin du Luxembourg. Dessin au crayon vers 40
La Seine et Notre-Dame, 1960
Ou encore, fumant des P4 à 20c dans le Mémorial des Martyrs de la Déportation, derrière Notre-Dame. Au pire me faisant prendre par un aveugle à la canne blanche (!?) au Bazar de l’hôtel de ville, avec dans les poches du matériel de pêche en vue de nouvelles aventures sur les quais de la Seine, et tout cela avec les regrets de ne pas avoir de père. Dans la villa de Pennedepie où Gilbert avait rénové un grenier adjacent au dessus d’un garage pour en faire son atelier ; je me souviens, ouvrant la porte de son bureau qui donnait sur son atelier, aussi doucement que je pressentais ses protestations : « Ferme cette porte et fiche le camp dehors, je travaille ! » C’est à peu près tout ce que je me souviens de lui vers mes dix ans avec les étés sur la plage de Deauville, les glaces à la pistache, les pieds brûlés sur les planches et les fesses sur les sièges en sky de son ID 19 bleue clair et les parties de badminton dans le jardin… Et l’école buissonnière… (Ce qui suit, il ne l’a jamais su… ni mes quelques visites, enfant, à Paris, dans les bureaux de la sécurité du BHV) … Sur ce, je refermais la porte non moins doucement et partais, grand explorateur, sur la plage de Pennedepie.
Plage de Pennedepie. Sail Away, Sail Away… Chanson fétiche d’Enya
Là, je jouais avec les munitions brillantes de cuivre et laiton polis par le sable et l’eau salée, que les vagues continuaient toujours à échouer au pied de la digue de la plage de Pennedepie, depuis le débarquement de 1944
…De cuivre et laiton polis…
ou m’en allant visiter les blockhaus avoisinants, attrapant des lapereaux sauvages. (Qui finissaient leurs courtes existences au poulailler de la villa avec une myxomatose). Récupérant des munitions ou tapant avec un morceau de béton sur des grands tubes de métal rouillé d’au moins 1 m par 25 cm de diamètre couverts de gravats, pour entendre l’écho.
Je réalisais beaucoup plus tard en revisitant ce blockhaus marqué DANGER à son sommet, en grosses lettres blanches en 1986, l’entrée bloquée par des barbelés, que ces tubes de métal rouillé n’étaient autres que des obus oubliés par des démineurs en 44, au moins une cinquantaine de ceux-ci gisaient, bien alignés dans la fausse, une des grandes soutes à munitions de 1.50/2 m de profondeur, de chaque coté du canon, qui alimentaient ce dernier, nettoyés des gravats de béton qui les couvraient, en attente de déminage…
Obus allemands de près d’un mètre par Ø25 cm de 1940 qui se trouvaient dans le blockhaus
Un des quatre blockhaus de Vasouy qui contenait un canon pointé sur le Havre et des obus, en 1944
Le même aujourd’hui, pas une ride…
Énormes blocs de béton après l’explosion d’un des blockhaus
Après le départ des soldats Allemands pour le Havre, des hommes grenouilles seraient revenus la nuit, sous le nez des soldats Anglais, miner les blockhaus contenant du matériel, canons et munitions. Sur les quatre du site seulement un, après une colossale explosion, s’est fracassée en une multitude d’énormes blocs de béton armé. (Je viens de lire un article sur les munitions, obus, bombes trouvées un peu partout chaque jours depuis la premiere guerre mondiale, qui explosent spontanément de temps à autre, même après toutes ces années enfouis sous la terre…)
Plus tard, toujours en un seul morceau, rentré à la maison après l’école buissonnière, épris de curiosité, avide d’expérimentations, je séparais les balles de mitrailleuse de leurs douilles à l’aide d’une paire de pince, déposais la poudre noire en un petit tas que j’allumais d’une allumette et… Abracadabra ! je disparaissais, heureusement momentanément dans un flash de lumière et nuage blanc… hautement divertissant pour un petit bonhomme de 10 ans. En dessous même des fenêtres de l’atelier de mon père, qui trop absorbé par sa créativité ne remarquait rien… Je me revois au long de mes souvenirs d’enfance, dès l’âge de sept ans quelque peu ermite, évitant souvent l’humiliation de mes cinq premières années de scolarité en bifurquant souvent par le premier chemin de la plage ou disparaissant dans les hautes herbes des champs avoisinants quand les pommes, poires et cerises étaient mures…
On me dit ressembler le plus à mon père, d’entre tous ses enfants ; je m’en rends compte en écrivant, en lisant son journal. Mais alors, pourquoi pas la passion de peindre ? Celle-ci me viendra bien plus tard et pour seulement une courte période mais en me laissant un immense doute à l’esprit ; ne serait-ce juste la nostalgie des odeurs baignant mon sommeil d’enfant : térébenthine, Siccatif, huile de Lin et blanc de zinc ; tout ce qu’un bébé a besoin de respirer pour fortifier son système immunitaire et peut-être préparer une leucémie déclarée à 64 ans mais tout de même bercé sur un fond musical de Mozart et Beethoven…
Pennedepie à 6 km d’Honfleur
La plage
Mairie/école communale
Après Le Moulin de Gilbert, peint en 98
Interprétation des Oranges et mimosa de mon père, que j’ai peint en 97
Mon père pouvait être drôle ou agaçant, tendre ou tyrannique. Parfois on l’adorait, parfois on lui aurait dit ses quatre vérités… Parfois grossier dans son langage avec nous, et bêtement pudique en certains termes. Sa façon de voir notre éducation laissera à désirer. Aucun suivi scolaire, aucun encouragement aux bons résultats. J’essaye seulement d’imaginer que l’école ne fût point obligatoire. Autodidacte lui-même, pensait-il que nous n’aurions pas besoin d’autre éducation. Je ne sais pas si je dois m’en plaindre, il avait surement raison. L’école ne m’aura rien apportée à part l’humiliation d’une maîtresse d’école imbécile, de son nom Mme Hareng (Ou peau d’hareng comme on l’appelait à l’époque) qui aura ruinée ma scolarité dès l’âge de 7/8 ans, m’embarrassant une bonne partie de ma vie. Je refuse le conformisme et à 64 ans je vis la vie que j’ai plus ou moins souhaitée sous le soleil australien. L’espoir ? Mon père l’aura eu jusqu’au bout de sa vie, répétant qu’un jour il serait reconnu en tant que grand parmi les grands. Lorsque nous parlions de notre avenir, il nous disait : « Ne vous en faites pas, un jour vous hériterez d’une fortune…» On attend toujours… Comme d’un loto où on ne dépasserait jamais trois bons numéros, sa peinture méconnue, n’ayant jamais eu la promotion méritée. Voilà ce qu’était mon père, parfois réaliste, parfois inconscient, un génie loin de ce monde, vivant juste pour son art.
A vingt ans je crois, il fera sa première vente. Une petite toile (En ma possession et dont je me suis inspiré en 98), qu’il avait composée dans le champ du propriétaire du moulin qu’il était en train de peindre et qu’il appelait son petit Corot. Celui-ci, lui proposa de l’acheter, mais Gilbert lui annonça un montant élevé, pensant le dissuader, afin de garder sa toile. Celui-ci accepta et en acheta une version plus grande. Ravis de sa fortune soudaine, il couru s’acheter un nouveau costume et du matériel de peinture !
Le moulin, un de ses premiers tableaux en 1935, huile sur toile, 27x 32.8 cm
Hélas! Il ne fera plus une seule vente pendant les dix prochaines années ; ce qui lui laissera quand même tout le loisir de retravailler ses toiles, comme il ne cessera de le faire… Sur un enregistrement de Michèle, sa fille, il parle de cette école de coiffure où sa mère l’inscrivit. Il n’y est resté que deux mois et en parle en s’en moquant : fers à friser et compagnie, comme à l’époque. Mais Gilbert parle aussi de ces jeunes clientes qu’il trouvait mignonnes ; une surtout, qu’il dessine au pastel et qu’il appelle « mon petit Renoir »
A l’époque, elle était venue poser pour lui, rue Galande, dans une toute petite chambre qu’il occupait avec sa mère. Assez naïf en ce temps-là, il s’était dit : « je ne dois pas essayer de profiter d’elle » J’aurais dû, ajoute-t’il maintenant ; elle ne demandait peut-être que cela ? C’est également dans cette chambre qu’il peindra le premier portrait de sa mère en 1935…
La coiffure n’aura pas été sa passion, ni le reste d’ailleurs, à part la peinture. Il aura même failli être dégoûté des femmes avec ces histoires de fer à friser, car ses clientes n’étaient pas toujours très propres coté cheveux. Vers quinze ans, Gilbert travaillera six mois à l’hôtel du Louvre, au Ministère des Finances, vers les Tuileries.
Pendant la crise de 1929 Gilbert aura un emploi de groom au George V et à l’Hôtel de la Trémoille où il gagnait quatre à cinq mille francs ce qui faisait une somme considérable pour l’époque. Un moment qu’il aimait à se souvenir de ces jours fastes, c’est de cette galerie de l’hôtel où étaient vendus des parfums, des savons, des bas, des articles de luxe. Et là, se trouvait une vendeuse très mignonne dont il était amoureux, bien qu’il avait à peine 14 ans et elle au moins vingt, et il rêvait quand elle se penchait dans sa vitrine, lui dévoilant innocemment ses petits seins par l’échancrure de son corsage. Alors, il était heureux. Après cette période de « débauche et de luxe », il rentrera au Collège de Pontoise, mais sans grande ambition après avoir goûté à cette vie. Neuf mois plus tard, pendant l’espace de 15 jours ses deux petites sœurs décéderont d’une méningite, ce qui le dégoûtera définitivement des études et l’éloignera de ses demi-frères et sœur. Il vivait avec sa mère à l’époque, Impasse Putigneux, un nom prédestiné à ce qu’il disait… Arrivé Gare de Lyon, il prendra le métro, sa mère n’étant pas au rendez-vous. Il n’avait que 14 ans et arrivait d’Oran, Algérie ! Dès les premiers instants Gare de Lyon, il oubliera l’Algérie et se sentira Parisien. Les premiers films parlants l’émerveilleront. Il verra le chanteur, Al Jolson et Maurice Chevalier dans son premier film.
Au collège de Pontoise, dont il ne gardera qu’un mauvais souvenir, il fréquentera plusieurs ethnies différentes, entre autres les Russes qu’il n’appréciait guère… Il restera avec sa mère jusqu’en 1940. Entre temps, il rencontrera Simone au détour d’un café, boulevard Saint-Michel : LE DUPONT.
Simone (Dauvillier) Corsia
Quelques temps plus tard, son père menacera Gilbert de le faire passer en Correctionnelle pour détournement de mineur, Simone âgée de 17 ans. Le voilà à Paris chez sa mère, avec une femme mignonne, les choses allaient donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, enfin presque. Leur mariage sera célébré le 15 Août 1940, avec pour seul banquet, quelques carottes râpées. Deux enfants naîtront pendant la guerre, Michèle le 3 octobre 1940 et Françoise le 13 janvier 1942 quatre autres suivront après guerre, le dernier enfant à 23 ans d’intervalle.
Portrait de Simone aux pastels sur carton. 24.8 x 21 cm
Pendant cette sale guerre, il subsistera grâce à une astuce ; employé un mois chez un barbier, puis, renvoyé à la fin de ce même mois, rasant les clients d’un peu trop près. Son certificat de travail d’un mois se transformant sous sa plume, non sans ratures largement accentuées, en un certificat d’un an, ce qui lui permit de faire valoir ses droits au chômage, lequel sera le bienvenu pour faire vivre femme et enfants. Pour ajouter à la dureté de la guerre, les hivers 1940/45 furent particulièrement rigoureux et le combustible rare. Vint ensuite la période d’après guerre, qui permit à Gilbert de connaître ses premières heures de gloire.
Gilbert Corsia est né le 23 mars 1915 à Ain El Arba près d’Oran, Algérie, de Léonie Ennouchy (ou Nouchy) née le 31 décembre 1894 et de Isaac Corcia né le 26 décembre 1887 (orthographiée plus tard avec un S) décédé à l’âge de 27 ans le 17 septembre 1914, tué à l’ennemi au Pont de Soissons (Aisne) (Mention sur l’acte de décès militaire) Ils se sont mariés à Ain El Arba le 18 Mars 1914. Gilbert a été adopté par la nation le 19 février 1920.
Le nom de famille Corsia, De Corsia, Corcia, Corchia, Korchia etait supposé dérivé d’un village de Korçë en Albanie mais d’après de plus récentes recherches généalogiques dans les archives italiennes, nos ancêtres seraient originaires d’Italie, remontant aux Chrétiens de l’empire Romain et qui, plus tard auraient migré vers (l’Albanie ?) l’Espagne et l’Afrique du Nord, Certain ont fuit la persécution des juifs d’Espagne en 1366, pour l’Italie, le Portugal, les USA…
L’acteur Américain Ted de Corsia
Un jour regardant à la télé, la série Américaine de 1959, « Les Incorruptibles » mon père, enthousiaste, nous fit remarquer le nom d’acteur de Ted de Corsia au générique, nous disant que le nom Corsia vient de la même famille. Edward Gildea (Ted) de Corsia est né le 29 septembre 1903 (certaines sources affirment 1904 ou 1905), à Brooklyn, New York, le seul enfant des interprètes de vaudeville Edward de Corsia et Helen Le Sage. Parce que la carrière de ses parents les a amenés de ville en ville, Ted de Corsia a fréquenté des écoles dans toutes les villes du pays. Il a également hérité de l’affinité de ses parents pour la scène – sa première expérience en tant qu’interprète aurait eu lieu à l’âge de six ans, quand il est apparu dans une pièce écrite par son père appelée Red Ike. Jeune homme, Ted de Corsia a fréquenté l’école du soir, gagnant de l’argent pendant la journée en tant que plombier, électricien et vendeur. Il a également travaillé pendant un certain temps comme cuisinier de courte durée, ce qui a conduit Ted de Corsia à ouvrir son propre restaurant (!) à Brooklyn – l’entreprise a été « un succès artistique mais un flop financier » (!!), a déclaré plus tard l’acteur. Il aurait eu deux enfants avec sa deuxième épouse Rachel Thurber, deux filles Carey et Deirdre Corsia (Sans particule)
Gilbert vient vivre à Paris en 1929. Peu après sa sortie du collège en 1932, il s’engage dans la marine à 17 ans et restera 3 ans à Toulon sur le porte-avions Le Béarn.
Article sur le porte-avions le Béarn en 1932
Le porte-avions Le Béarn en 1932
Ironie du sort, il s’était engagé pour voyager, mais ne fera que le tour de la rade de Toulon Nice sur ce même porte-avions, en plus en tant que mécanicien, arrimeur sur ces derniers. (Alors que je ne l’ai jamais vu entretenir une de ces voitures qui finissaient souvent avec un moteur cassé par manque d’huile !) Il retournera en Algérie, lors d’une permission, puis, fera de nombreux séjours à l’hôpital… A 20 ans il exercera de nombreux métiers, dont marchand des quatre-saisons, coiffeur, groom dans un grand hôtel, terrassiers au S.T.O., fabricant d’huile, pendant l’occupation allemande. En 1955, ne supportant plus la grisaille et les nuisances de la ville, il fit l’acquisition d’un petit bout de terrain agrémenté d’un morceau de ciel bleu à Torcy en Seine et Marne, non sans emprunt et privations. Il y construisit un bungalow, Simone enceinte de moi pendant un des hivers les plus froids, couchant à même le sol sous des plaques de tôles ondulées.
Abri de fortune à même le sol
En famille adossé à gauche contre un mur de sa maison de Torcy en 1957
Françoise et moi à gauche sur le terrain de Torcy
Françoise, Jean-Jacques et ma mère en arrière plan a Torcy
Restaurateur dans les années 60/70 pour subsister à l’après K.G. Autodidacte complet, c’est un coup de foudre à 19 ans devant « Le Moulin de la Galette » de Renoir, lors d’une visite au Louvre, qui le décide de peindre.
Jerzy Waldemar Jarocinski Janvier 1893 – Octobre 1970 sous le pseudonyme de Waldemar George. Naturalisé Français pour son engagement volontaire dans l’armée française en 1914, Waldemar-George s’installe à Paris après la guerre où il épouse Claude Lavalley (1902-1989), fille du peintre Louis Lavalley. Il fréquente assidûment les cercles artistiques parisiens et devient critique d’art, homme de lettres, journaliste.
Le grand critique Waldemar George écrit, en 1955 : « C’est dans le cadre d’un noble hôtel des quais que j’ai retrouvé quelques-uns de vos trésors : une figure de Modigliani…, un Vuillard, une scène de plein air de Bonnard…, un portrait de Rouault…, un volatile plumé de Soutine. C’est la, chère Katia Granoff, c’est au milieu de ces joyaux de l’Ecole de Paris qu’il m’a été donné d’apercevoir pour la première fois, Corsia. Pas un instant vous n’avez hésité à confronter ses œuvres avec celles des grands ducs de la Peinture Française… Cet Africain, ce pèlerin stellaire du monde occidental et oriental n’a pas choisi la voie des spéculations que certains qualifient de théorèmes plastiques. Son art est un langage et un mode d’expression spontané. Son savoir lui-même est une science gaie. Corsia cherche et découvre un secret millénaire, mais toujours renouvelé, celui de la peinture. Aucune marque étrangère, aucune influence directe ne peuvent être mises à jour dans ses tableaux, dont la facture est faite de pigments colorés. La moindre toile de Corsia a des prolongements dans le domaine du sensible. Elle a la densité et l’éclat de l’émail. Chaque impression qu’il fixe et enregistre, chaque coup de pinceau qu’il donne d’une main nerveuse, chaque strie est naturellement génératrice de vie. Cette pulsation parfois mystérieuse et ce battement des artères invisibles forment l’essence de son art ».
La famille Corsia serait prête à considérer toutes propositions sérieuses d’expositions, d’offres de musées, de mécénat, de dons afin de promouvoir les œuvres de Gilbert Corsia, ainsi que toutes demandes d’expertises des œuvres du peintre, anonymes ou non. Toutes œuvres répertoriées à partir de décembre 1985 ont un numéro de référence au dos, figurant dans le catalogue raisonné de l’œuvre du peintre, qui est en cours de montage. Tout possesseur d’une œuvre peut envoyer une photo (avec le dos s’il y a déjà un numéro à 4 chiffres comme ci-dessous) qui pourra figurer dans le catalogue et se verra attribuer un numéro de catalogue raisonné.
Un nouveau site fondation Gilbert Corsia et catalogue raisonné en cours de la plupart des œuvres de Gilbert Corsia est désormais visible en ligne: gilbertcorsia.com
Exemple de marquage depuis décembre 1985 avec dimensions, année et numéro de catalogue raisonné au dos d’une œuvre.
Carte d’invitation pour l’exposition à la villa Beauséjour en 1967. Envoyée avec quelques mots pour sa fille Françoise.
Plan de la Planche de Pierre où se trouve la villa Beauséjour
Carte d’invitation avec un texte du Docteur de la famille qui collectionnait les œuvres du peintre Corsia
Deux oeuvres trouvées sur Google, deux nus de deux époques différentes, probablement années 80 et 1950. La plus ancienne a un numéro de catalogue raisonné au dos N: 2888
Acrylique sur panneau de contreplaqué ou Isorel, 1980
Huile sur Isorel vers 1950. 73 x 60cm signé (?) N: catalogue raisonné au dos
Nouvelle oeuvre inédite trouvée sur le site Drouot d’enchères sur Google
Huile sur panneau d’Isorel, vers 1950, 73 x 50cm
Sept œuvres inédites toujours sur le site MutualArt qui a rectifié les dates de naissance et décès de mon père à ma demande, mais qui persiste à indiquer des dimensions erronées
Dessin au pastels sur papier, peut-être fin 1960. ( 72x91cm ?). Décrit par erreur comme huile sur panneau
Paons, 1937, huile sur panneau d’Isorel.
Peut-être une rue de Paris… huile sur panneau d’Isorel , 1936 (72x91cm?)
Maison du Morvan ou d’imagination (?), 1940, huile sur Isorel. dimensions erronées ? 72x91cm
Pont de fer sur la seine (?) huile sur Isorel, 1950 (72x91cm?)
Nature morte (plaque) aux gaufrettes et carafe. 1940/50. Huile sur panneau d’Isorel. (72x91cm?)
Bouquet de Pivoines roses sur la cheminée de la rue St. Victor. 1950, huile sur panneau d’Isorel.
Cinq œuvres trouvées sur Google sur le site MutualArt avec des erreurs sur les dates de naissance et décès de mon père 1905-1945 et peut-être sur les dimensions des peintures, toutes à 6ox73cm…
Bouquet aux pichets sur la cheminée de la rue St. Victor, 1950, huile sur Isorel, 73x60cm
Jardin de Torcy (?) vers 1950, huile sur Isorel, 73×60 (?)
Plat de Dorades sur une chaise. 1950, huile sur Isorel, 73x60cm (/)
Paysage et toit rouge, huile sur Isorel, 72x93cm, 1950
Notre-Dame, huile sur Isorel, 54×65, 1950
Deux œuvres vers 1950 en possession de mon cousin dentiste Norbert Sicsic, après le décès de son père.
Buste de Simone Corsia, épouse du peintre et plat d’abricots, probablement huile sur Isorel vers 1950
Bouquet de Dahlias, huile sur Isorel vers 1949
Portrait de Simone Corsia, huile sur Isorel, 1950, 46x38cm, CR: 2059 1940 collection de Jean-Jacques fils du peintre
Une partie des photos des oeuvres exposées à Honfleur… Les photos ayant due être recadrées, ne montrent pas entièrement les originaux. Les dimensions, supports et numéros de catalogue raisonné ne sont pas encore indiqués.
Huile sur Isorel ou contreplaqué, 1970
Portrait de femme accoudée, Huile sur toile, 1970/75 65x54cm, CR: 3290
Bouquet au vase rose, Huile sur Isorel, 1970/75, 65x51cm, CR: 2011
Huile sur Isorel, 1970
Huile sur Isorel, 1970
Huile sur contreplaqué, 1975
Paysage urbain, Huile sur Isorel, 1970, 60x55cm, CR: 3661
Oeuvre en possession d’un collectionneur, huile 1980
Trois oeuvres sur Google
Les trois graces, nus, huile 1970. Aux enchères sur Google
Le jardin de la villa, huile. 1960. Aux enchères sur Google
Encre de Chine, 1947 (Reflets sous-verre) Vente sur eBay
Une des premières oeuvres du peintre
Petit nus sur papier peint, probablement fin 1930
Sept oeuvres de Gilbert Corsia, collections de ma tante et cousins
Arlequins enfant vers 1960/70. Collection de ma tante
Jardin et maisons 1960. Collection de ma tante
Voiliers 1960/70. Collection de ma cousine
Quatre oeuvres, collection de mon cousin
Jardin et maisons, pastels et feutre noir sur canson 1975/80
Rue de village, 1970/80
Champ en lisière de forêt, 1960
Nus, 1975
Deux oeuvres achetées par un collectionneur, ci-dessous, aux enchères au Havre.
Huile sur Isorel (?), 39.5 x 29.5 Note au dos: Arrivée d’Ulysse sur l’île de Nausicaa 1970
Bouquet de fleurs et citron, huile, probablement vers 1950, huile sur toile, 73 x 54cm
Ci-dessous, 12 œuvres récemment acquises par un collectionneur. Les photos ayant due être recadrées, ne montrent pas entièrement les originaux. Les dimensions, supports et numéros de catalogue raisonné ne sont pas encore indiqués.
Le jardin, huile sur Isorel 1970 (details)
La maison, huile sur papier épais, 1975/80
Madeleines et bouquet de fleurs, huile sur toile, 1965
Portrait de femme sur base de lithographie, pastels et acrylique, 1975/80
Autodidactes, pastels et acrylique sur base de lithographie, 1975/80
Portrait de femme et nu, pastels et acrylique sur Canson blanc, 1980
Portraits de femmes élégantes, pastels et acrylique sur papier épais, 1980
Sous-bois, acrylique sur panneau de contreplaqué, 1980
Sous-bois, huile sur toile, 1970
Le champ, huile sur toile, 1970
Portraits mère et fille, acrylique sur papier épais, 1980
Groupe de nus, huile sur panneau de contre-plaqué, 1970
Deux portrait de Mme Wallard
Portrait de Mme Wallard, huile sur Isorel, 1970 53x49cm CR 3308 Col. F. Baumeyer
Portraits de Mme Wallard, pastels, collection de Vincent
Dessin encre de Chine et poème de 1947
Bébé comique Il est né adieu mélancolie Qui ? n’en rit, n’est porté au ris Il est né ce fils de folie Il est né adieu mélancolie Ah l’impayable progéniture Fait qu’il est comme une déconfiture Il est né ce bouffon miniature Ah l’impayable progéniture Des babies ont des auréoles graves Le nez, ici est le seul accent grave Ce cher comique ferait rire le plus grave Des babies ont des auréoles graves Et ses parents sont bien contents Rient et s’esclaffent, la raison pourtant? Rien, le nez en accent grave du rejeton Et ses parents sont bien contents.
Portrait de femme. Pastels et acrylique sur canson 75
Intérieur, huile, oeuvre vu sur Artnet, 43x52cm 70
Nature morte aux anémones, vers 1949, huile sur toile signée en haut à droite. Indication au dos 76-164. 92 x 73 cm. Vente aux enchères de Drouot
Chemin à travers champs. vers 1960, huile sur panneau d’Isorel. 73x60cm. Vente Drouot
Bouquet, huile sur carton, 65x50cm CR 2884
Bouquet aux cigarettes et allumettes, 1970, huile sur Isorel, 52x51cm. CR 2851
Vue de Fresnes. Croquis avec annotations de couleurs. A probablement servi pour une toile. Stylo noir vers 1950/60 CR 1628
Le lion, encre de Chine et acrylique ajouté, vers 1940 CR 1396
Le Chêne et le roseau, vers 1980, coll. de F. Baumeyer Acrylique sur panneau de contreplaqué. CR 3261 50x47cm
Compotier, huile sur panneau d’Isorel, 65x85cm vers 1960 CR 2866 collection de F. Baumeyer
Une photo d’une œuvre qu’un collectionneur Mr J. Arnal vient juste de m’envoyer. Une des premières œuvres de Gilbert Corsia. Surement vendue vers 1948 par la Galerie K. Granoff. Celle-ci montre le style abstrait que le peintre ne reprendra qu’après la période K. G. vers 1960.
Huile sur un support carton sur chassis vers 1948 (ou plus tôt ? Le cote gauche plus clair est probablement due au flash)
Cette œuvre aurait été revendue à l’hôtel de ventes de Semur-en-Auxois en 1988 par Me Stanislas Machoïr (Note au dos de l’œuvre)
Deux photos d’oeuvres trouvées sur Google, venants de sites d’enchères et dont un est attribué à George Corsia et non Gilbert. (Erreur de prénom)
Sous-bois avec vue sur un village et son clocher. 1960, vendu aux enchères
Rue de Torcy ou de Fresnes 1955
Abstrait sur papier, huile ou acrylique 1980 CR 2525 Collection de Fréderic Corsia
Petit nu sur contre-plaqué 40×26.5cm 1985 Collection de Vincent. Numéro de catalogue raisonné au dos : CR 2340
Groupe de nus, Isorel, 35x45cm 1980 Collection de Vincent. Numéro de catalogue raisonné au dos: CR 3611
Nu, 1949, collection d’un cousin
Les Mousquetaires, 1960 collection d’un cousin
Autre version du premier tableau de 1936 : L’aquarium vers 1950. Catalogue raisonné (CR) : 3450, collection de Frederic
Oeuvres, ci-dessous, en possession d’un collectionneur admirateur, M. Hubert Smadja, qui a connu Gilbert Corsia en 1975 en sa villa de Pennedepie.
Deux paysages de 1939/1940
Nature morte aux citrons, 1938/40
Nature morte au melon, bouquet de fleurs et raisins noirs, année 50
Portrait d’Arlequins, 1979
Groupe de nus 1973
Dédicace de Gilbert Corsia à M. Hubert Smadja au dos de la toile avec un numéro, vers 1975
Groupe de nus, acrylique 1980
Portrait de Gilbert Corsia par lui-même vers 1959 figurant dans un livre de la Galerie K. Granoff et trouvé sur Internet, apparemment pour une vente aux enchères au Japon
Ce texte est probablement de Katia Granoff
Mention sur le tirage de cet exemplaire
Portrait de Léonie, mere de Gilbert vers 1950. CR 3176. Collection de Michèle (Et suivantes)
Paysage, vers 1960
Bouquet 70
Bouquet 70
Ville de nuit, 80
Abstrait 80
Rue de village, 75
Voiliers, 60
En 1947/8, Katia Granoff découvre Gilbert Corsia. Il écrira la préface de cette carte d’invitation pour son vernissage en 1949.
Carte du vernissage
Préface originale écrite par G. Corsia
La période d’après guerre, qui lui permit de se faire connaître en passant au Salon des Indépendants, aux Peintres Témoins de leur Temps, Galerie Charpentier et au Salon d’Automne. Ces expositions lui firent rencontrer les sculpteurs Marcel Gimond et Jean Carton ainsi que Katia Granoff, qui lui permit à peine de tenir le coup jusqu’aux années 60, non sans le bloquer dans l’évolution de son travail. Sur une estimation de huit cent œuvres livrées sur 18 ans, un très grand nombre d’oeuvres acquises par K. G. se compose de natures mortes, de paysages et compositions florales d’une rare beauté mais qui le confinait dans un style qui ne le satisfaisait point.
Trois oeuvres trouvées sur Google en salles de ventes obscures à des prix ridiculement bas. Ci-dessous: Nature morte aux sardines sur un plat en terre cuite. Signé bas droit. Verso sur l’étiquette : coll. Katia Granoff. Dimensions : Isorel 64 x 53 cm. Vente aux enchères janvier 2021, vendu a Rotterdam
Plat en terre cuite et sardines 1955 acheté par un collectionneur de Rotterdam
Paysage sur une base de palette 1960
Portrait de femme 1980
Les photos d’oeuvres ci-dessous de 1950 à 1960, pour la plupart, ont été livrées par Gilbert Corsia et répertoriées par la galerie Granoff. Ces photos, prêtées ne sont malheureusement pas de bonne qualité et ne peuvent être agrandies sans perdre en netteté.
Nature morte à la bouteille de vin 1950/55
Plat de pommes, pichet et bol 1950/55
Choux, carottes et oignons 1950/55
Langoustines 1950/55
Vue de l’arrière cour de la villa de Pennedepie 1960
Rue de Torcy 1950/55
Pâtisseries et pichet 1955
Bouquet et groseilles 1955
Bouquet au vase jaune 1955
Compotier de mandarines 1955
Bouquet au deux pichets 1955
Il ne retire aucune gloire ni fortune de ces dix-huit années de contrat, puisqu’il se retrouva enfin lui-même lorsque celui-ci fût rompu, sa peinture éclatant en un feu d’artifice de couleurs.
Sous-bois, 60/70
Village 70
Groupe de femmes, « Nymphettes » 70 Canson 50x60cm. Numéro de Catalogue raisonné: 609 Collection de Vincent
Visages en collage 1970
Le cinéma, 1975 collection de Françoise
Tarte et pichet 1980 (collection de Françoise)
Paysage de 80, collection de Michèle CR 4334
Portrait de femme 80 collection de Michèle
Série de petits dessins à la plume, fin 1930
Bœufs à l’ombre d’un arbre
Le restaurant 30/40
Paysage, encre de Chine, 1940
Paysage encre de Chine retouchée aux pastels (photo n&b)
Groupe de taureaux, encre de Chine 35/40
Croquis aux crayons, annoté de couleurs, ayant sûrement servi pour une peinture 1960
Troupeau de vaches, 60
Etudes de chevaux, pastels et stylo, 60
Pastels, feutre noir et stylo, 60
Troupeau de moutons, pastels et stylo, 60
Un des enregistrements de mon père par sa fille Michèle en 1975, transcrit quelques années plus tard.
Je m’étais basé sur ces enregistrements et la mémoire de ma mère en 1986, peu après le décès de mon père, pour écrire sommairement un début de biographie qui m’a servit de base pour créer ce site. Je me rend compte maintenant d’avoir oublié pas mal de détails sur la vie de mon père, donc j’ajoute cette transcription ci-dessous.
Interview sur cassette de Gilbert Corsia
Quelques réflexions et souvenirs… 1975.
(Mon père avait cet accent pied-noir et cette façon rigolote de parler. Ce qui nous charmait encore plus…)
Un musée. Pour un musée, je prévois une construction classique mais vivante. Pas le classique d’enfilade définitif. Classique avec des choses qui bougent. Par exemple une colonne va avoir une position différente par rapport à celle qui lui fait face… même quitte à la faire un peu en biais, un peu tordue, qu’elle ait l’air un peu de basculer et serait rattrapée par l’équilibre de celle d’en face… …naturellement ce serait en belle matière… de la pierre : Peut-être une parenté avec un temple grecque, une parenté lointaine. Le sol… le sol cela n’a pas d’importance, ça peut être un beau carrelage. Tout autour du musée il y aura des sculptures mais en mouvement aussi. Des sculptures qui auront l’air de courir autour du musée, de vouloir y entrer. Des choses comme cela qui bougent, qu’il n’y ait rien d’inerte. Qu’il n’y ait rien qui voudrait être définitif.
Centre Beaubourg(Pompidou)
Centre Beaubourg
Justement on parlait du Centre Beaubourg : le peu que j’en ai vu, et je n’ai fait qu’y passer… mais ce qui m’a plu justement c’est que cet espèce de bâtiment insolite, ce truc absurde, baroque, ce truc fait en tubes, en échafaudage, on a l’impression qu’un beau jour il va s’envoler. Tout va partir dans les airs. Donc je trouve que c’est bien, en fin de compte c’est léger. Cela m’a donné une impression de légèreté, de légèreté dans la densité.
Le Musée du Louvre – Vocation de peintre – premiers tableaux
Ce musée Beaubourg me fait penser au musée du Louvre où j’ai appris à peindre, et où j’ai mis les pieds pour la première fois à 20 ans. L’âge de 20 ans je pourrais appeler cela le printemps, 20 ans c’est le printemps. Le printemps a 20 ans toujours 20 ans, voilà. Je me méfiais de tout ce qui s’appelait musée. Je rentre au Musée du Louvre et je tombe en arrêt devant le Moulin de la Galette de Renoir, entre autres, et cela m’a tellement émerveillé ; prendre un verre avec de l’eau dedans et c’était un verre de lumière.
Renoir, Bal du Moulin de la galette
Je trouvais ça tellement prodigieux et comme je sentais que j’étais peintre… j’ai dit je veux être peintre absolument, ça devenait urgent et j’ai acheté mon matériel le lendemain même et j’ai commencé un tableau : l’aquarium. C’était vraiment le premier. Un petit tableau, oui c’était peut-être un 8 (46 x 38 cm), un de ces aquariums tout en verre, cylindrique. Donc c’était déjà un peu le cubisme. C’était parfait cette lumière, l’eau et puis, les poissons qui remuent dans l’eau, il y en avait un en argent et l’autre en or. C’est la peinture ça, c’est toute la peinture… les jeux des métaux, le brillant, le transparent. L’aquarium prenait tout le tableau presque. Les couleurs étaient très réelles, comme l’eau de l’aquarium et on voyait un petit côté de mur ou il y avait aussi un reflet vert. C’était valable du premier coup. Je l’ai montré et je l’ai même donné à un ami. Ça l’avait emballé, je lui ai donné, il a voulu l’encadrer, tout. C’était un encouragement. C’était en 1935. Le moulin je l’ai fait en 1937.
Le Moulin, G. Corsia 1935 Catalogue raisonné numéro : 2428. Collection personnelle.
Il y a eu une période de flottement, après ça je ne retrouvais plus. J’avais trouvé cet aquarium et puis, tout à coup je flottais, c’était vaseux tout ça. C’est bizarre, il y a une période comme ça où l’on va directement à quelque chose et on le trouve et puis, après on l’oubli. On ne se trouve plus soi-même, on ne trouve plus les choses. Tout reste encore à refaire, à remettre en jeu. A la suite d’une opération que j’ai eue en 1937, ma mère m’a envoyé en convalescence et c’est là que j’ai fait le fameux petit moulin. Là ; j’ai voulu partir à zéro… j’ai fait une sorte de Corot, comme un petit Corot, que j’ai toujours d’ailleurs. Alors que je le terminais, le meunier me dit… « Faites-le moi en plus grand je vous l’achèterai ». Mon premier paysage d’après nature… déjà on me propose de l’acheter. Alors j’ai foncé… en une semaine je lui ai fait son tableau… plus grand. Il y avait une pièce d’eau qui descendait vers la roue et avant de descendre vers la roue la pièce d’eau était tout en acier, et après ça descendait ça faisait de la mousse, ça faisait du blanc vers la roue. Et il y avait des canards là-dessus. J’ai même fait des canards, des petites taches, des canards à col bleu. C’était dans le Loir et Cher. Alors j’ai fini le tableau, j’étais assez satisfait. Quand j’ai dit à ma mère que j’avais vendu un tableau 1000 fr elle ne voulait pas le croire. Elle croyait que je me moquais d’elle. Il a fallu que je lui montre l’argent… J’ai acheté de quoi peindre, fait un tas de choses, j’ai vécu dessus, quoi. C’était une grosse somme. Le plus beau c’est que j’ai demandé 1000 fr parce que je voulais décourager le meunier. Je ne voulais pas qu’il me l’achète, je me disais c’est trop beau. C’était un grand moulin, il y avait la roue du moulin, le moulin travaillait avec l’eau et il y avait le moulin aussi qui marchait à l’électricité. Il y avait toute une installation. Il y avait le vieux moulin et le nouveau moulin. Le meunier m’a d’ailleurs fait visiter son moulin. Un gamin de 22 ans qui arrive comme ça… qui est considéré… M. Corsia… un petit verre de liqueur, un petit verre de fine, un cigare ? Il me sort un gros cigare. Après il se met à marchander : enfin M. Corsia, vous n’allez pas me dire que vous gagnez des milles et des cents pour une semaine de travail, quand même ! …Alors il m’a marchandé 100 fr sur les 1000 fr, il m’a donné 900 fr. Et moi je suis parti moitié content, moitié triste, un tableau comme ça je ne pourrais jamais en faire un autre. Je ne pourrai jamais faire un tableau de cette qualité, de cette valeur. Et voilà. Au même moment, là-bas, j’ai fait plusieurs petites choses… un champ de blé… que j’ai détruit d’ailleurs, par la suite. J’ai fait une étable avec une vache, avec la croupe de la vache qui sort de l’ombre avec le soleil dessus. C’est là que j’ai eu le choc justement pour pouvoir repartir. A la suite de l’aquarium il y a eu cet arrêt et là je repartais avec ça. L’aquarium c’était à la suite de ma première opération aussi. Chez moi tout s’accroche avec des sortes de catastrophes. L’histoire de mes tableaux, mes différentes étapes sont reliées à des catastrophes, chaque fois que je manque de mourir. La première fois c’est mon ulcère perforé, tout de suite après je reprends goût à la vie très fort et peut-être que ça m’ouvre des portes. La deuxième fois c’était 2 ans après une autre opération justement, et ma mère m’a envoyé en convalescence et j’ai fait ce petit moulin. Voilà, et puis, j’ai fait certaines choses encore : un arc-en-ciel dans un champ sous la pluie… une petite pluie fine, et un paysan qui s’amenait de loin, je le voyais avec une fourche. J’avais planté mon chevalet en plein champ, sous une pluie fine et l’arc-en-ciel. Puis, plus il s’approche de moi, plus il prend sa fourche d’un air menaçant. Il me regarde, moi je le regarde naïvement…
-Qu’est-ce que vous faites ?…
-Vous voyez bien, je suis en train de peindre…
-Comment en train de peindre, sous la pluie, comme ça ?
-Je peins un arc-en-ciel, vous voyez bien l’arc-en-ciel là, je suis en train de le peindre dans le champ, il faut bien que je sois sous la pluie pour le peindre.
-Ah bon, je croyais que c’était un fou qui était comme ça au milieu de mon champ.
Les impressionnistes. Quand je suis rentré au Louvre j’ai vu certaines choses, les grandes tartines, Delacroix, Courbet, tout ça, ça me plaisait assez, mais l’impressionnisme c’était le coup de foudre : Aussi bien Claude Monet, La Gare Saint Lazare. Renoir, tout ça c’était au Louvre avant. C’était quelque chose de tellement sincère… la preuve c’est qu’aujourd’hui encore tout le monde adore.
Monet, Gare St. Lazare
l’impressionnisme. C’est une découverte pour tout le monde si longtemps après eux, alors qu’ils étaient tellement décriés à leur époque ; aujourd’hui ils sont toujours à la mode. Tout le monde aime l’impressionnisme au point de négliger ce qui n’est pas impressionnisme.
Renoir. J’aimais beaucoup Renoir parce que Renoir c’est la femme. Le Moulin de la Galette… qu’est-ce qu’on voit… on voit des jeunes femmes heureuses de vivre, toutes roses. C’est un grand bal avec des lumières, des lampions, ça fait dancing le soir. J’y ai dancé aussi au Moulin de la Galette, par la suite. Le décor était toujours pareil, c’est les petites bonnes femmes qui avaient changé. Voilà c’est ce côté charnel qui m’avait séduit. Mais j’avais beaucoup apprécié Claude Monet, je le mets en tête des impressionnistes, c’est celui qui s’est le plus recherché et qui a entraîné les autres avec lui. Cézanne lui doit beaucoup puisqu’il disait : il faut faire des portraits comme Claude Monet fait un paysage. Ce peintre qui allait par monts et par vaux, au bord des mers, qui allait traquer la tempête sur sa toile sur place et tout d’un coup il s’est fait son décor à Giverny, et là il peignait sur place, il ne bougeait plus, il avait tout sous la main. C’était une idée formidable et il a d’ailleurs surement été influencé par la suite, lui qui a influencé Cézanne, a été à son tour influencé par Cézanne, parce qu’il a compris que Cézanne c’est un type qui ne court pas après le sujet, il faut que le sujet soit posé sur une table et qu’il ne bouge pas et lui a fait pareil. Il avait son bassin avec les nymphéas, l’eau, la verdure autour, tout ça ne bougeait pas, il n’avait pas à courir après, c’était là. Il sortait de table et il allait faire son tableau. Il sortait de chez lui, il allait continuer sur un autre tableau et le temps passait par là-dessus : le matin, le soir, le midi, le soleil, le temps gris, etc. J’avais admiré Delacroix, Courbet beaucoup, Corot toujours. C’est la poésie Corot. Ça m’a séduit. C’est un poète Corot. On pourrait presque dire que c’est plus un poète qu’un peintre.
Corot
Claude Monet on a du mal à voir sa figure. On voit ce bonhomme avec sa barbe, vieux, alors qu’il a été jeune. On ne voit pas que Claude Monet a été à Honfleur, qu’il a fait des repas à la Ferme St Siméon de Vasouy, chez son ami Boudin et avec Courbet qui était aussi de la bande. Courbet était leur aîné mais ils se retrouvaient comme des gens du même rang, de la même valeur, se retrouvent. Claude Monet aimait beaucoup Courbet, Boudin, Bazille aussi. Bazille qui avait acheté son tableau : femmes au jardin… des élégantes avec de grandes belles jupes qui traînaient sur les graviers. D’ailleurs je l’ai ce livre sur Claude Monet, je l’ai eu à Noël. Ça m’a mieux situé Claude Monet, je l’ai mieux compris. Ses soucis… il se souciait beaucoup quand il faisait un tableau de rendre avec son esprit, ses facultés, de bien rendre le sujet. Ce n’était pas le type qui faisait n’importe quoi, en fin de compte.
Degas c’est un grand artiste, c’est un créateur. Ses danseuses… elles sont toutes bien faites. La femme qui danse, elle devient tout de suite belle. La danse ça ajoute encore quelque chose. Degas s’est servi aussi de la photographie… c’est un des tous premiers qui s’est servi de la photographie. Il aimait, il adorait la photographie, il en faisait. C’était les débuts de la photographie. C’était quelque chose qui devait étonner les artistes. Par exemple il y a une scène de ballet avec le maître de ballet qui tient son bâton, les danseuses autour, on sent très bien que c’est une photo ça, une photo qu’il a transformée en peinture. Ça se voit très bien, ça se sent, c’est trop parfait comme attitude, c’est trop photographique, ce n’est pas cherché. La recherche ça tord les choses, ça les fait différentes. Tandis que là, c’est tellement réel… c’est photographique. Il y a aussi une scène de champ de course ou on voit une calèche noire avec des personnages dedans et il y a un chien. Il avait photographié la scène et après il en a fait une peinture.
Degas
Degas était un chercheur qui n’avait pas peur de mélanger les genres. Il faisait beaucoup de collages. Par exemple si un pastel ne lui plaisait pas il collait un autre morceau de papier par-dessus et il le retravaillait… un peu comme je le fais. Quand même curieux comme gars. C’était un anti-Dreyfusard. Il s’est brouillé avec tous les juifs qu’il connaissait, qu’il aimait bien d’ailleurs : A un moment donné, par exemple avec le peintre juif, Pissarro, il s’est brouillé avec lui et il en avait de la peine de s’être brouillé parce qu’il parait que c’était un brave type, Pissarro, un très brave type. Un grand portraitiste, Degas. Gauguin disait même de lui : je ne suis pas Degas pour fignoler un pouce pendant 6 semaines. Je me retrouve avec Degas, c’est un peu moi aussi. J’ai fignolé quelquefois un visage, une main, un petit quelque chose comme ça, à l’infini, pour chercher une vérité, quoi. Et puis alors c’était un original. Il a beaucoup fait dans la couleur. Il a trouvé beaucoup de choses dans la couleur, dans les oppositions de lumière, dans les intérieurs. Des choses qui ont amené Bonnard par la suite. Il y a des baigneuses de Degas qui sont presque à la limite de l’abstrait tellement c’est beau. Tout est bien cerné. Ce n’est plus de la photo, c’est vraiment sorti de lui, c’est le travail. Le désir d’aboutir, de se dépasser.
Gauguin Tahitienne sur la plage
Gaugin. J’aime aussi Gauguin. Il a fait beaucoup de travail dans ses visages. C’était un vrai coloriste. Il a pris beaucoup à droite, à gauche, à Cézanne, à Van Gogh. D’ailleurs tous prennent quelque chose à d’autres mais ce qui compte c’est ce qu’on apporte ce n’est pas ce qu’on prend. Ça n’a pas d’importance ce qu’on prend… c’est ce qu’on apporte. C’est une sorte d’échange continuel. Mais Gauguin j’ai eu du mal à y venir à cause de ses femmes qui sont toujours des métisses. Moi qui aime la femme blanche ça me gênait ça, et puis, après on y vient aussi, on aime aussi ces femmes pleines de santé, ces chairs dorées, tout ça. C’est tellement bien fait.
Vincent Van Gogh, paysage
Van Gogh je trouve qu’on en parle trop et il finit par m’agacer. Il se plaignait de tout, de Gauguin. Il fait venir Gauguin, il se dispute avec lui et après il s’en plaint. On manque de l’assassiner, il s’en plaint. Oui il avait un coté pénible Van Gogh. Il avait des grandes vertus, c’était un ecclésiaste de la peinture. Tout était intéressant, les paysages aussi. Au milieu de toutes ses complexités il y avait un grand désir de joie, c’est ça, Van Gogh voulait être heureux comme tout le monde. Son rêve c’était de se marier, d’avoir des enfants comme tout le monde. De gagner sa croûte avec sa peinture. Il n’y a pas réussi non plus. Il est mort en se prenant pour un raté. Il faisait peur parce qu’il avait des brusqueries avec les femmes. Il s’y prenait très mal, il était très maladroit, il était très inquiet. A ses débuts il avait un parent qui s’appelait Mauve… ça m’a toujours intrigué ce Mauve. Un jour il écrit à ce Mauve ; il lui avait surement envoyé un tableau et il voulait son avis. Alors le malheureux Mauve se croit autorisé à donner son opinion et il critique ceci, cela. Van Gogh l’a agoni d’injures si bien qu’il s’est brouillé définitivement avec lui alors qu’il lui avait rendu service. C’était un petit parent à lui. Van Gogh est devenu une sorte de saint de la peinture. Il a une auréole. On ne peut plus rien dire de lui.
Dali, Peche au thons
Salvador Dali, c’est très complexe aussi, un grand artiste. Quand il veut s’en donner la peine il peut faire des choses très importantes. C’est le gars qui est capable de tout utiliser pour l’aboutissement du tableau, pour aller jusqu’au bout de son tableau. Utiliser aussi bien la photographie, la vénus de Milo, une petite photo qu’il a vue d’une petite fille, un chien qu’il a vu aussi soit en photo soit dans une peinture et ainsi de suite et il mélange tout ça et il en tire un Salvador Dali. J’ai aimé toutes les choses importantes, ses débuts aussi. Certaines choses m’ont étonnées, c’est bien peint, on sent vraiment le peintre, le type qui était obligé de se débrouiller dans la peinture. Chez un peintre dès le début on voit s’il est fait pour ça ou pas. On ne peut pas tricher. S’il a fait ce petit paysage d’une telle façon, si ça a un certain charme, s’il est capable d’aller plus loin il ira plus loin. Les mauvais peintres ne font pas des choses intéressantes dès le début. La pêche au thon est un très beau tableau de Salvador Dali. D’ailleurs il a participé à une pêche au thon pour pouvoir faire ce tableau. Il y a beaucoup d’éléments là-dedans. Il y a des pêcheurs, il y a une mythologie un peu à l’arrière plan. Il y a tous ces petits poissons qui sont là et les thons qui sont transpercés à grands coups de harpons et l’eau qui est toute ensanglantée et il y a un personnage très curieux au 1er plan avec la figure noire avec des grands reflets de couleur. C’est une chose assez vaste assez importante, quoi c’est du bon Salvador Dali. Il y a la Fantasia qu’il a fait pour un milliardaire et qu’il a du vendre un bon prix d’ailleurs. C’est tout un tas de chevaux montés par des arabes. On retrouve même Salvador Dali aussi sur un cheval, en arabe et sa femme Gala, en cavalière, dans le tableau.
Rambrandt. Syndic de la guilde des drapiers
Rembrandt, Un peintre qui se reproduit dans un tableau: Rembrandt l’a fait souvent ça et c’est curieux que moi dans un collage j’ai mis un parallèle avec une juxtaposition de Salvador Dali et Rembrandt. C’est curieux je les ai mariés ensemble. Ils avaient un peu cet égocentrisme de se mettre en avant dans leur œuvre. Rembrandt s’est souvent peint. Par exemple, dans La Ronde de la Nuit je trouve que les personnages lui ressemblent souvent.
Dans un tableau aussi… le Syndicat des Drapiers. On ne sait pas ce qu’il s’est passé. Ça n’est pas possible qu’il ait fait le syndicat des drapiersoù les personnages lui ressemblent beaucoup. Il y a quelque chose. Surement le tableau n’avait pas plu au drapier. Le syndicat des drapiers d’Amsterdam lui avait commandé un tableau où ils étaient tous là représentés. Et puis, en fin de compte on trouve que toutes les figures ressemblent à Rembrandt. Ça n’a pas plu. Ça arrive souvent quand quelqu’un commande son portrait. Ça ne lui plait pas de voir son vrai visage. Ce qu’il veut c’est un masque. Alors a mon avis, Rembrandt a du barbouiller tout ça et les faire ressembler à des Rembrandt.
Les grands flamands : Rembrandt, Bruegel, Rubens… dans certaines choses. Je n’ai pas de parti pris, j’aime ce qui est vraiment bien, ce qui me touche. Rembrandt ça touche toujours. Ça a été une de mes passions de jeunesse quand j’étais au début dans la peinture. C’était curieux parce que d’un coté j’aimais les impressionnistes et de l’autre coté c’était Rembrandt qui faisait le contrepoids.
El Greco
El Greco c’est l’homme le plus libre par excellence. Tous ses tableaux sont hallucinés, tous ses personnages sont hallucinés. Ça dépasse la raison. C’est très déraisonnable mais c’est merveilleux. C’est toujours une grande envolée lyrique.
Un livre sur ma peinture… La peinture et moi. Il faut que je navigue là-dedans, c’est ce qui donnera de l’intérêt. Puisque c’est une vie de peintre. Il faut qu’il y ait les deux : la peinture et le peintre. De toute façon ma vie a été tellement mêlée à toutes ces choses, à tous ces peintres.
Gilbert Corsia
Ecole de coiffure/Georgette/Portrait de ma mère Ma mère m’a fait entrer dans une école de coiffure pour dames. Fer à friser et tout, comme dans le temps. J’y suis resté 2 mois. Ça me plaisait parce qu’il y avait beaucoup de petites jeunes filles. Certaines assez mignonnes. Il y en avait une qui était assez belle d’ailleurs. Celle que j’ai faite en pastel : mon petit Renoir… ce que j’appelle mon petit Renoir. Toute blonde… une italienne. Une italienne qui s’appelait Georgette. Elle a mal tourné par la suite. Je l’ai retrouvée. Elle se prostituait. Elle est venue poser pour moi rue Galande, à Paris, où j’avais une petite chambre avec ma mère. Et j’ai fait un pastel, un Renoir inédit… signé Corsia. Et j’ai fait aussi le portrait de ma mère… Le petit Rembrandt… dans cette chambre ou il faisait tellement sombre. Sans poser, je la regardais comme ça, je l’ai attrapée au vol, et d’un seul coup. C’était en 1936 quand j’étais libéré de la marine. Rien ne m’amusait sorti de la peinture.
Ministère des finances, 1930
Au Ministère des Finances, j’avais à peine 15 ans. J’y suis resté 6 mois. C’était aux Tuileries, j’y étais bien. A midi on allait casser la croûte ou on allait au restaurant, après on allait chasser les cousettes (Jeune ouvrière de la couture) qui venaient de la Place Vendôme. Jusqu’au jour où j’ai eu la malencontreuse idée de… j’avais mangé du merlan au restaurant : j’ai pris tout ce qui restait de mon merlan… de la tête à la queue, entier, impeccable. Je l’ai bien enveloppé dans un papier. Tout ça pour le porter sur le bureau du directeur, un petit bonhomme un peu apoplectique. J’ai cru qu’il allait éclater. Dès qu’il a ouvert ça il a eu un petit sourire résigné, l’air du type qui est prêt à toutes les catastrophes. On était assis en face de lui. C’était un peu comme une classe. On était un tas de jeunes, on classait les coupons de rente… Je finissais par en rêver la nuit moi des coupons. On avait pris le coup avec le pouce, ça valsait : des paquets de coupons. Et le bonhomme de son bureau de temps en temps il levait les yeux de dessus son lorgnon et il nous regardait. Alors tout de suite son premier regard a été pour moi. Tout de suite j’ai été repéré. Alors aussitôt il est devenu tout rouge… mais d’abord ce sourire résigné qui voulait dire je ne suis bon que pour les catastrophes. Après ça il me convoque devant le conseil de discipline du Ministère des Finances, dans une salle avec du velours sur la table, du velours vert. Tout ça pour un petit bonhomme de 15 ans qui classait des coupons de rente et pour une petite arête de merlan frit.
Je suis arrivé à Paris au mois de juillet et tout de suite ma mère m’a trouvée une place comme groom à l’Hôtel du Louvre. Ça me plaisait parce qu’il y avait un certain luxe, parce qu’on était nourri, ce n’était pas désagréable, ce n’était pas fatigant. Il n’y avait rien de fatigant. Il fallait faire des courses, aller acheter un paquet de cigarettes, etc. En plus on avait des pourboires. C’était pendant les vacances. J’ai fait 3 hôtels comme ça, au même moment, coup sur coup. Après j’étais à l’Hôtel George V, c’était le 2ème. J’aimais beaucoup parce que des fois on était de garde la nuit, on était avec les chasseurs. Parce que d’abord il y a le groom, le chasseur et le concierge – le grand caïd -, et la nuit il y avait les femmes. Le 3ème hôtel c’était l’Hôtel de la Tremoille. Un hôtel moins important mais douillet, plus intime. Je n’ai jamais gagné autant d’argent de ma vie et c’était bien tombé parce que mon beau-père était au chômage, c’était déjà la crise, la grande crise. C’était un jour de juillet 1929. Il y avait un chômage terrible en Amérique. Tout s’était effondré. Des fortunes avaient complètement sombrées. Les crises on ne sait pas d’où elles viennent. Peut-être à la suite de certaines maladresses financières, des abus, des incompétences, des négligences. C’est un peu comme un tremblement de terre qui arrive on ne sait pas trop d’où. Ça s’est préparé en sourdine sous la terre et puis, ça arrive. Et il y avait cette crise et mon beau-père ne travaillait pas à ce moment-là et moi j’arrivais avec 2000, 5000, 4000, 8000 ou 10000 francs en poche, en 1929. Il faudrait presque multiplier par 40… de très grosses sommes. Alors je pliais mes petits billets de 5 et 10 francs… je les pliais en tous petits carrés. Je ne sais pas pourquoi, j’avais cette manie. J’amenais tout à ma mère… tout. Je ne me payais même pas un croissant pour tout garder pour ma mère. J’étais content de l’épater avec tout cet argent. Le seul souvenir que j’ai aussi c’est qu’il y avait une galerie de vitrines de parfums, de bas, de sacs, des beaux sacs de luxe et il y avait là une vendeuse, une jeune fille pas mal du tout, très fine. Moi, j’étais amoureux d’elle. J’avais à peine 14 ans, elle avait peut-être 20, 22 ans. Et alors je me penchais et quand elle était penchée, dans l’échancrure de son corsage, je voyais ses petits seins, alors j’étais heureux comme tout, j’en rêvais. Voila une vie comme ça. Après j’ai repris au Collège de Pontoise mais c’était foutu, j’avais connu la vie, l’argent, le luxe même, bêtement, qui n’avait rien à voir avec moi. Je suis resté au collège encore 9 mois. C’est la que j’ai eu toutes les catastrophes avec mes petites sœurs. Il y en a une qui est morte l’espace d’un weekend… Alors que je venais tous les weekends, le samedi et je repartais le lundi matin. Alors j’arrive un weekend et il y en avait déjà une qui était à l’hôpital morte et l’autre bien malade aussi et la semaine d’après toutes les deux étaient mortes. Alors ça m’a dégoutté complètement du collège. Les deux petites filles, Roland, moi, plus mon beau-père et ma mère (Roger n’était pas encore né)… vivions dans une petite chambre, Impasse Putigneux. Un nom prédestiné, ça devait être une petite rue pour des putains quelque chose comme ça… Impasse Putigneux.
L’impasse Putigneux, également appelée cul-de-sac Putigneux, est une ancienne voie située dans le 4e arrondissement de Paris et qui a été supprimée en 1991.Son nom, qui date du xive siècle, est composé de 2 mots : « pute » et « teigneux ». En effet, cette rue était alors habitée par des prostituées (!)
J’étais arrivé d’Oran tout seul. Quand j’ai quitté le lycée d’Oran ma tante Anna m’a embarqué sur le bateau et à partir de ça j’étais tout seul avec un petit papier : Impasse Putigneux au 12 ou 7 ? J’arrive à la Gare de Lyon tout seul, il faisait beau, il y avait du soleil. Ma mère m’avait raté je ne sais pas pourquoi, peut-être qu’elle n’avait pas été prévenue du jour exact. Et puis, je vois : Métro. J’avais une petite valise, je me dis tiens on va voir ce que c’est que ce métro. Je suis dans le couloir et j’entends un grands fracas et il y a tout un train qui s’amène dans un couloir. Ça m’a vraiment étonné ça. Je monte, n’importe quelle direction, j’ai pris au hasard, je ne savais pas ou aller : Il y avait direction Vincennes-Maillot et j’avais pris Maillot donc du bon coté. Alors à 2 ou 3 stations… Saint Paul, je suis descendu et puis, je demande Impasse Putigneux ? …connait pas… Si bien que je vois un juif, marchand de chiffons, avec sa toute petite charrette. Il me voit arriver et la 1ère chose qu’il me demande : yiddish ?… je dis oui, je lui montre mon papier Impasse Putigneux. Alors il m’a emmené Impasse Putigneux. Ma mère n’était pas là, elle avait appris que j’étais arrivé et elle avait été à la Gare de Lyon, alors que moi j’étais là… enfin, la concierge me donne la clé, je suis monté et je me suis allongé parce que j’étais fatigué. Voila pour Paris… Mais moi dès que j’ai mis les pieds à la Gare de Lyon c’était fini, j’étais Parisien, j’oubliais l’Algérie, j’oubliais tout, tout de suite j’ai adopté Paris, tout de suite le 1er jour dès que j’ai mis le pied la Gare de Lyon j’étais Parisien. J’ai tout aimé à Paris.
Collège de Pontoise. J’ai connu le Collège de Pontoise après les vacances. Je ne sais plus où ma mère avait dégoté ça. C’était un collège pour gens riches le Collège de Pontoise. Il y avait même un prince Indochinois qui était là. J’avais sympathisé avec lui. Ça venait de tous les pays, il avait des Russes… des gosses Russes prétentieux. Il y avait 3 Russes, Il y en avait un qui te faisait des grandes protections, des grandes amitiés et tout d’un coup il te foutait un coup de poing quelque part parce que quelque chose ne lui avait pas plu. Un autre, qui faisait le clown et qui voulait absolument faire admirer ses prouesses. Pontoise c’est un mauvais souvenir. Je n’ai rien aimé là. Je n’aimais plus les études, rien ne m’intéressait.
Simone.Quand Jacqueline et Roger sont nés je vivais toujours avec ma mère, Jacqueline je l’ai retrouvée quand j’étais à la campagne chez sa nourrice, en 1937. J’étais encore avec ma mère jusqu’en 1938. C’est quand Simone est arrivée. Son père me l’a laissée : « Vous en avez fait votre concubine, vous n’avez plus qu’à la garder maintenant ou alors choisissez la correctionnelle ». Il me menaçait. Voila, ou je vous fais passer en correctionnelle pour détournement de mineur ou alors vous la gardez. Alors entre deux maux j’ai choisi le moindre, Simone pleurait comme une fontaine. Alors je lui ai dit : ça te plait de rester avec moi ? Elle dit oui… alors reste. Bon laissez-la, j’ai dit. Quels parents. Ma mère a rouspété, j’étais déjà à sa charge et en plus je lui amène une femme et en plus elle était enceinte. C’est pour ça que ses parents l’ont mise à la porte. Et puis, ma foi on n’était pas plus malheureux. J’étais content d’avoir une femme à moi mignonne et tout. J’avais 23 ans, elle en avait à peine 18. Michèle était en route …
Auto portrait et portraits de Simone, Françoise et Michèle
Portrait de Françoise, 40/45 Coll. Françoise
Scène d’intérieur photo à l’endroit, dont mon père a curieusement inversé l’original… 1944 Coll. Françoise
Dessin original inversé…
Photo original de l’intérieur…
Portrait de Michèle au crayon 40
Bouquet en collage, 70 CR 4046
Petit croquis du Bassin d’Honfleur pendant la fête des marins et pécheurs avec annotation des couleurs, 70
Le bassin d’Honfleur
Portraits de femmes avec nu, 75 CR 4718
Nus en pastels, 80
Abstrait, pastels et collage, 70 CR 4417
Paysage pastels et acrylique, 75 CR 4334
portrait de femme sur fond abstrait, pastel et collage, 75
Nu des années 60, pastels et crayons. Apparaît dans la Gazette de Drouot,, catalogue de salle de vente de Drouot
Bouquet et pichet 1960
Jardin de la villa de Pennedepie 1960
Arlequins 70 Collection du comptable du restaurant en 68 et 2 ci-dessous
Arlequins 70
Voiliers 70
Les cavaliers 70
Arlequin aux pastels 75
Abstrait d’après collage, acrylique 1980
Abstrait d’après collage, acrylique 1980
Pastels sur canson 75
Sonate bleue pastels sur canson 75
Deux oeuvres trouvées sur Google et en vente sur ebay
Nu érotique vers 1950
Bouquet de Dahlias au pichet et vase de verre vert, 1960
Collection de ma sœur Michèle
Pastel, acrylique sur une base de lithographie, 1975/80
Visage pastel/collage 1975
Collage, pastels, 1975
Rue de village pastels, acrylique, 1980
Nus au pastel noir, 1970
Pastels 1976
La moisson, encre de Chine, 1943
Pastel, bouquet 1964(9) Collection de ma nièce Rafaële
Deux très belles oeuvres de 1960 que j’ai trouvées sur Google, sur le site Proantic. Avec toutefois quelques erreurs qui devraient être corrigées ; sur le nombre estimé de 800 oeuvres délivrées à K.G. et non pas le nombre de toiles produite par mon père et la vue sur le jardin arrière de la villa de Pennedepie et non pas d’un parc au printemps…
Vue sur le jardin, derriere la villa. 1960
Bouquet aux deux pichets, 1960 huile sur Isorel 38x46cm
Magnifique brochet plus vrai que nature… sur Lot-Art, salle de vente.
Nature-morte au brochet, Huile sur isorel, Signé en bas à droite, 51 x 73 cm, 1950
Quelques oeuvres de la collection de Françoise. (Ci-dessous)
Le Christ, pastels, 70
Simone et Françoise, dessin à l’encre de Chine coloré plus tard. Fin 1940 CR 1465
La ferme, encre de Chine et pastel 1944 CR 1198
La route bordée d’arbres 1948 (Coloré aux pastels, plus tard) CR 1203
Moissonneurs vers 1940, encre de Chine, coloré plus tard
Champs, encre de Chine, 1942 coloré plus tard CR 1222
Village vu d’un champs, encre de Chine, 1940, coloré plus tard CR 1219
La voie de chemin de fer 1950, encre de Chine coloré plus tard CR 292
Jambes de bébé supportées par Gilbert, probablement derriere un dessin annoté du catalogue raisonné en cours CR N* 1478 avec dimensions 50.3cm x 38.5
D’apres la leçon d’anatomie de Rambrandt.1946 Encre de Chine plus tard colorée aux pastels, CR 1402
Allée sous les arbres, 1944 encre de Chine, colorée plus tard
Rue de Torcy 1959, encre de Chine colorée plus tard aux pastels
Sortie de sous-bois, peinture sur carton, vers 1940 CR 2085
Village, pastels et feutre noir, probablement reprit d’un dessin à l’encre de Chine de 1940
La cloture, peinture sur papier 1970/75
Voiliers au port, Trouville ou Deauville (?) 1980. Huile sur papier
La ville (?) 1980 huile sur papier
Le village, pastel sur Canson 1980
Paysage aux pastels
14 juillet… (?) Pastels & acrylique sur Canson, 1980
Portraits, acrylique & pastels sur papier, 1980
Portrait de femme pastels & acrylique 1980
Portrait de femme, acrylique & pastels, 1980
Portrait de femme sur une litho, pastels & acrylique, 1980
Portrait de femme au collage & pastels sur papier peint 1972
Portraits de femmes, Acrylique & pastels, 1980
Portrait de femme aux pastels & feutre noir, 1975
Portraits de femmes, pastels & acrylique, 1980
Portrait de femme aux pastels sur Canson, 1975
Portrait de femme, collage & pastel sur Canson 1975
Portrait « Le Christ noir » collage & pastels 1975
Portrait à la poupée, pastels sur Canson, 1975
Portrait de fumeur, acrylique & pastels sur Canson
Portrait de femme aux boucles d’oreilles, pastels sur Canson, 1975
Portraits de mécontents … pastels & acrylique, 1980
Portrait de femme d’apres collage, pastels, feutre noir & acrylique sur Canson, 1980
Portraits aux pastels, 1975
Portraits d’arlequins, pastels, collage d’envelope et acrylique sur Canson, 1980
Portrait de femme, feutre & pastel noir sur papier peint, 1970 CR 512
Portrait de femme aux pastels, 1975
Portrait de femme aux pastels, 1975
Portrait de femme aux pastels, feutre noir sur Canson, 1975
Nus, acrylique & pastels sur Canson, 1980
Nus, pastels sur Canson 1970
Nus et mains de l’artiste, pastels sur Canson
Danseuses, pastels sur Canson, 1975
Abstrait aux pastels
Portrait en collage & pastels, 1975
Collage abstrait & pastels
Abstrait aux pastels, 1975
Pastels aux oiseaux, 1975
Pastel, pense-bête… 1975
Bouquet collage & pastels, 1975
Abstrait acrylique & pastels 1980
Bouquet aux pastels 1975
Elégantes, pastels & collage 1975
Groupe de femmes, pastels & acrylique, 1980
Bouquet aux pastels, 1975
Bouquet collage & pastels, 1975
Faux monnayeurs, pastels & collage, 1975
Cavalier (?) Pastels & acrylique, 1980
Femmes et chevaux, pastels, 1975
Groupe de chevaux, pastels & feutre noir
Don Chicote qui chute, pastels & collage, 1975
Hercule (?) Collage & pastel, 1972
Les soldats de plomb et l’artiste, pastel sur Canson, 1975
Serie Cinéma, pastels & collage, 1970
Cinéma, pastels & feutre noir, 1980
Cinéma, pastels & feutre noir, 1975
Cinéma, pastels & acrylique, 1980
Faux monnayeurs… Pastels & collage, 1970
Dépravation cubique d’un piano à queue, pastels, feutre noir. 1970
Figures abstraites, pastels sur Canson, 1975
Abstrait, acrylique sur Canson, 1980
Faux monnayeurs, collage & pastels, 1970
Abstrait, pastels 1975
Ciseau, équerre, lame de rasoir & pastels. 1974, pastels sur Canson
Maquillage, pastels & acrylique, 1980
Faux monnayeurs, pastels & collage, 1970
Kandinsky, 1975, pastels, feutre noir & encre de Chine
Quelques photos gracieusement envoyées par les descendants de Katia Granoff
Accessoires de bain, fin 50
Brochet et truite, fin 1950
Plat de sardines, fin 50
Plat de maquereaux, fin 50
Dorade rouge, fin 50
Plat de Sardines et plat en terre cuite vernie, 1950, vendu aux enchères à Amsterdam.
Cet Article vient juste de paraître dans le journal Normand Ouest-France dans lequel de nombreux articles sont parus sur Gilbert Corsia et dont un des journalistes, amie d’enfance m’avait demandée de rédiger un court texte relatant la vie de mon père et ses enfants à Pennedepie.
(Quelques erreurs ont été faites par le journal. Mon père vivait avec sa mère, rue St Victor depuis fin 1930. L’achat d’une Citroen C4 de 1930 lui permit de visiter la Normandie. Mon père découvrit Overs-sur-Oise et les tombes de Vincent et Théo (Pas Monet, ni Giverny). La villa se nommait Villa Beauséjour. 3000 oeuvres ont été répertoriées plus une estimation de 800 livrées à Katia Granoff)
Article paru dans le journal Ouest-France
Bougeoir et bouquet sur un coin de cheminée à Pennedepie, 1960
Bouquet et livres en pastels 1975
Compotier, bougeoir et bouquet, 1960
Pichet et bol jaune, 1950
Compotier, assiette de raisins, 1960
Abstract pastel sur Canson 1975 CR 353
Groupe de nus 1965 CR 751
Danseurs pastel sur canson 1975 CR 816
Arlequins pastels sur Canson CR 859
Bouquet a l’encre de Chine de 1949, plus tard colorié
La maison et ses grilles, encre de Chine coloriée vers 1945
Croquis de la villa de Pennedepie vue de la tonnelle avec annotations de couleurs 1960 CR 1635
La plage de Deauville et les planches, dessin aux crayons 1960 CR 1683
Autoportrait, pointillism, 1980 CR 2073
Groupe de nus, 1980 CR 2521
Groupe de nus en ville (?) 1980 CR 2600
Portrait de femme au chapeau, 1980 CR 2663
Portrait de femme 1980 CR 3158
Portrait de femme 1980 CR 3334
Groupe de nus et maison 1975/80 CR 3632
Autoportrait pointillisme et collage 1975 CR 4003
Abstrait collage et pastels 1970 CR 4288
Aquarium de couleurs, abstrait pastel et collage sur Canson 1975 CR 4558
Nus géants sur la ville collage et pastels 1975 CR 4345